déclaration sur les retraites de la Commission Administrative de l’ Union Départementale réunie le 9 mars 2010

, par udfo28

Appel solennel à tous les salariés d’Eure et Loir

RETRAITES : UN MENSONGE D’ETAT

Ni débat, ni consensus, ni « calendrier »

40 ans, c’est déjà trop

Pas touche à nos retraites ni au code des pensions

Personne ne peut accepter la baisse programmée de 30 % à 50 % de toutes les retraites

La future « réforme » des retraites est annoncée par Sarkozy.

Que dit la propagande officielle ?

- Nos régimes de retraite sont en danger car déficitaires

- Le déficit annoncé (30 milliards d’euros en 2010, plus de 100 milliards en 2050) rend inéluctable les efforts qu’on exige des salariés dans les mois qui viennent : baisse de 30 % à 50 % des retraites et des pensions, allongement des annuités, individualisation sous couvert de prétendues inégalités ou de pénibilité.

- Un consensus extrêmement large est nécessaire pour mener cette réforme

C’est un mensonge !

Le déficit qu’on nous annonce est une imposture. Qu’on en juge :

-  chômage en forte hausse (on vient de dépasser 10 % de la population active)

-  précarité grandissante (1 million de chômeurs en fin de droits en 2010)

-  rigueur salariale (blocage des salaires ou augmentations inférieures à 1 %)

-  exonération massive des cotisations sociales

Cette politique conduit à l’asphyxie des régimes de retraite, de la Sécu et sert de prétexte au démantèlement de nos droits.

Rajoutons que les pensions des fonctionnaires n’ont pas à servir de variables d’ajustement du taux d’endettement pour rembourser les centaines de milliards accordés aux banques (aucune caisse de retraite chez les fonctionnaires …. Donc aucun déficit possible ! Encore un mensonge !)

Rien qu’en 2009, 31 milliards d’euros de cotisations ont été détournés de nos régimes solidaires et offerts aux patrons et aux banquiers pour licencier et spéculer. Le remboursement de cette somme à la sécurité sociale permettrait de régler immédiatement le problème de l’éventuel déficit. Pour les retraites comme pour la santé !

Cette campagne de désinformation est scandaleuse

Elle a pour but de faire payer aux salariés la dette des capitalistes en invitant les responsables nationaux des organisations syndicales à une discussion de dupes sur les retraites, partant d’un diagnostic partagé dans un calendrier qu’il faudrait « discuter » …. Le sommet social du 15 février 2010 s’inscrit dans ce cadre.

La déclaration commune CFDT-CGT-FSU-UNSA-SUD aussi. C’est un véritable piège tendu aux travailleurs et à leurs organisations. FO n’a pas signé.

Car le but est d’obtenir un consensus pour obtenir des salariés de nouveaux sacrifices.

Il n’y a aucun besoin de « réformer » nos régimes de retraite. Il y a largement les moyens de sauvegarder nos retraites, augmenter les salaires et arrêter les destructions d’emplois.

Les richesses créées par le travail sont immenses : la preuve en est les dizaines de milliards de bénéfices réalisés en 2009 et les 83 milliards de dividendes versés en 2008 aux actionnaires. Il faut ajouter les 360 milliards de crédits aux banques et les 100 milliards d’aides directes aux entreprises.

Il faut exiger l’abandon de toute « REFORME » et revendiquer :

-  le maintien de la retraite à 60 ans

-  le retour aux 37 ans et demi, public comme privé

-  le maintien du code des pensions civiles et militaires

-  le calcul sur les 6 derniers mois dans le public

-  retour aux 10 meilleures années dans le privé

L’Union Départementale d’Eure et Loir s’adresse à tous les salariés du public et du privé

Il devient urgent que les salariés soient entendus.

Depuis 1993, première réforme des retraites, on nous impose des remises en cause de cet acquis essentiel. La plupart des retraités vivent en dessous du seuil de pauvreté !

C’est inacceptable !

Aujourd’hui nous disons STOP !

L’unité est-elle possible avec un Chérèque de la CFDT qui soutient la réforme et la capitalisation : « Notre système de retraite par répartition est en danger… Pour la Cfdt, il est urgent de remettre à plat et de reconstruire un système de retraites ». ?

Peut-on obtenir gain de cause avec la journée d’action du 23 mars appelée par des dirigeants syndicaux qui n’exigent ni l’arrêt de l’allongement de la durée de cotisation, ni le refus de la réforme Sarkozy ?

La clarté est nécessaire.

Seule une action de blocage du pays par la grève franche, interprofessionnelle peut permettre de se faire entendre.

C’est la proposition de Force Ouvrière.

Adopté unanimité de la Commission Administrative de l’Union Départementale FO 28 le 9 mars 2010

Appel de la CA de l’UD FO 28