Editorial du journal de l’UDFO 28 du 27.10.09

, par udfo28

Contre la LOI DU 20 AOUT 2008 : renforcer FO pour faire respecter les conventions collectives et les statuts

La représentativité un enjeu à ne pas manquer…

La loi du 20 août 2008, loi liberticide et anti-démocratique qui est une atteinte à la liberté syndicale, de la libre désignation des délégués syndicaux, de la liberté de négocier, de contracter et de revendiquer, la représentativité devient pour notre organisation syndicale un enjeu central à ne pas manqué.

Rappelons que cette loi a reçu les signatures, aux cotés de celles du MEDEF et de la CGPME, celles de la CGT et de la CFDT.

Afin d’être au rendez-vous de 2013 pour la reconnaissance de la représentativité nationale interprofessionnelle et de branche nous devons absolument avoir comme objectif le développement de nos syndicats. La centralisation de nos résultats aux élections professionnelles est primordiale pour avoir une première évaluation.

Un point très important n’est pas à négliger, la conformité de nos structures à savoir, le respect des critères cumulatifs de représentativités :

- Le respect des valeurs républicaines.
- L’indépendance.
- La transparence financière.
- Une ancienneté minimale de deux ans (date de dépôt des statuts).
- l’audience (10% des suffrages valablement exprimés tout collèges confondus au premier tour des élections professionnelles).
- L’influence, prioritairement caractérisée par l’activité et l’expérience.
- Les effectifs d’adhérents et les cotisations.

Le caractère cumulatif des critères risque d’entrainer un contentieux abondant, la représentativité de tout syndicat pourra être contestée à tout moment en cas de défaillance de l’un des critères, n’oublions pas que les patrons ou d’autres organisations syndicales n’hésiteront pas à contester notre existence, pour cela la syndicalisation, la Mise à jour de nos statuts, l’assemblée générale des adhérents, l’ouverture d’un compte etc… devient une obligation, nous n’avons pas voulu cette loi mais en attendant nous devons vivre avec.

Eric JARRY (édito journal de l’UDFO 28 du 27/10/09)